Un accent accidentel,
Un déhanché sensuel,
Elle a la grâce d’une hirondelle,
Cette charmante demoiselle.
Avec ses regards passionnels,
D’un seul geste elle ensorcelle,
Ceux dont le pêché originel,
Et de tomber sous le charme d’une belle.
A son balcon, les yeux au ciel,
Elle attend la montée d’un prince à l’échelle,
Pour qu’il lui dresse une passerelle,
De laquelle elle descendra dans une robe de flanelle.
Princesse qui ne fait que tenir la chandelle,
Te voici trop émotionnelle,
Cesse de faire ces rêves d’étincelles,
Ni ange, ni démon, tu n’as pas d’ailes.
Tu vis dans un monde artificiel,
Imaginant que tu es immortelle.
Mais tu es comme un rayon de soleil,
Tu ne brilleras pas un temps éternel.
Met toi aux couleurs de l’arc en ciel,
Oublie tes rêves de bagatelles,
Où tu parles mariage et chapelle,
Car seul la souffrance répond à tes appels.
L’amour n’est pas une aquarelle,
Je dirais même qu’il est cruel,
Il se donne des apparences pastelles,
Mais de tes yeux, il fera pleurer la prunelle… |